Mémoire de fin d’études

Dernière mise à jour le

1- Collège Émile Zola : une collectivité à objectif d’éducation

< Introduction - Sommaire - 2- Malgré une forte demande, l’éducation reste pauvre en TIC >

Le collège Émile Zola est une collectivité locale d’enseignement secondaire, particulièrement destiné aux jeunes de 10 à 15 ans. De taille moyenne, cet établissement accueille jusqu’à 600 élèves de la 6e à la 3e, formés par une cinquantaine d’enseignants. Le collège compte également une trentaine de personnes dont les missions se situent au sein de l’administration, de l’encadrement ou de l’entretien.

Le collège unique

Depuis la réforme du collège unique, et en particulier la loi Haby (L’apprentissage et la formation professionnelle : loi Haby, 1975), le collège est un passage obligé pour tous les jeunes de moins de 16 ans. Les cours dispensés font partie du premier cycle du secondaire, qui sera suivi par le deuxième cycle au lycée.

Tous les enfants reçoivent dans les collèges une formation secondaire. Celle-ci succède sans discontinuité à la formation primaire en vue de donner aux élèves une culture accordée à la société de leur temps. Elle repose sur un équilibre des disciplines intellectuelles, artistiques, manuelles, physiques et sportives et permet de révéler les aptitudes et les goûts. Elle constitue le support de formations générales ou professionnelles ultérieures, que celles-ci la suivent immédiatement ou qu’elles soient données dans le cadre de l’éducation permanente. […]
Loi du 11 juillet 1975 relative à l’éducation, dite loi Haby, art. 4, extrait

L’enseignement au collège est réparti en trois cycles (Ministère de l’Éducation nationale, 2010) :

  • Cycle d’adaptation (classe de 6e) ; l’élève s’adapte à un nouveau milieu scolaire, similaire durant tout le secondaire.
  • Cycle central (classes de 5e et 4e) ; pendant ce cycle d’apprentissage, la formation dispensée repose sur le socle commun de compétences, les élèves commencent également les Itinéraires De Découvertes (IDD).
  • Cycle d’orientation (classe de 3e) ; l’élève est confronté à un stage d’observation en milieu professionnel et se prépare au Diplôme National du Brevet (DNB).

Des diplômes et attestations, reconnus au niveau national, sont délivrés aux élèves de collège (Ministère de l’Éducation nationale, 2009) :

  • Le Brevet Informatique et Internet (B2i) sanctionne les élèves ayant les compétences requises à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication.
  • Les Attestations Scolaires de Sécurité Routière (ASSR), de premier et second niveau, sanctionnent respectivement les élèves de cinquième et de troisième sur leurs connaissances des règles de sécurité routière. L’ASSR1 est nécessaire pour passer le Brevet de Sécurité Routière (BSR), permettant de conduire un cyclomoteur à partir de 14 ans. L’ASSR2 est obligatoire quant à elle pour le passage du permis de conduire.
  • Le niveau A2 en langue vivante étrangère (A2), doit être validé par les élèves au vu de leurs compétences en langue vivante.
  • Le certificat de Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) peut être attribué aux élèves suivant une formation « prévention et secours civiques » de la filière « actions citoyennes de sécurité civile ».
  • Le livret personnel de compétences devient obligatoire pour la session de juin 2011 du Diplôme National du Brevet (DNB). Les collégiens doivent valider les sept compétences de niveau 3 (le niveau 1 étant validé en fin de CE1 et le niveau 2 en fin de CM2), incluant le B2i, l’ASSR et l’A2.
  • Le Diplôme National du Brevet (DNB) vient valider les quatre années de formation du collégien. Il atteste la maîtrise du socle commun de compétences de palier 3. Il est également composé d’une évaluation continue sur l’année de 3e et d’épreuves ponctuelles écrites ou orales (français, mathématiques, histoire & géographie et histoire des arts).

Organisation

Le collège Émile Zola, anciennement collège Nationalisé est un Établissement Public Local d’Enseignement (EPLE). Les EPLE ont le statut d’établissement public à caractère administratif (Ministère de l’Éducation nationale, 2010) [1]. Il est placé sous la responsabilité d’un chef d’établissement, et géré par un conseil d’administration qui dispose d’une certaine autonomie administrative, financière et pédagogique. Les EPLE sont partagés entre différentes tutelles :

  • L’État, via le ministère de l’Éducation nationale, représenté par l’Inspection Académique et le Rectorat.
  • Les collectivités territoriales, via le Conseil général (pour les collèges uniquement, les lycées étant gérés par le Conseil régional). La structure hiérarchico-fonctionnelle (staff and line) de la collectivité est la suivante : Structure hiérarchico-fonctionnelle du collège Structure hiérarchico-fonctionnelle du collège

Cette structure est utilisée afin de conserver l’unité de commandement, en prenant appui sur les organes spécialisés qui aident à la prise de décision. Les décisions stratégiques sont donc prises par le personnel de direction (en rouge) :

  • Le chef d’établissement, qui dirige le collège [2].
  • La chef d’établissement adjointe, habilitée à prendre toutes décisions nécessaires en cas de carence avérée du chef d’établissement. Les fonctions opérationnelles sont attribuées au personnel d’encadrement. Outre le personnel de direction, s’ajoute (en bleu) : Le Gestionnaire, qui, par délégation, s’occupe de toutes les tâches financières.

Les principaux profils de postes

  • Le chef d’établissement est nommé par le ministre chargé de l’éducation. Ses missions lui sont attribuées par le code de l’éducation, articles R421-8 à R421-13. En particulier, en qualité d’organe exécutif [3] et en qualité de représentant de l’État au sein de l’établissement [4].
    Il organise les élections des représentants des instances qu’il préside telles que le conseil d’administration, la commission permanente ou le conseil de discipline. Il désigne les membres du conseil pédagogique. Il est ordonnateur des recettes et des dépenses de l’établissement. Il a autorité sur l’ensemble des personnels affectés ou mis à disposition de l’établissement.
    Le chef d’établissement rend compte de sa gestion au conseil d’administration et en informe l’autorité académique et la collectivité locale de rattachement (Ministère de l’Éducation nationale, 2010).
  • Le chef d’établissement adjoint est également nommé par le ministre chargé de l’éducation ou par l’autorité académique habilitée à cet effet. Il remplacera le chef d’établissement en son absence pour la présidence des instances de l’établissement.
  • Le gestionnaire seconde le chef d’établissement dans ses tâches de gestion matérielle, financière et administrative. Il est chargé des relations avec les collectivités territoriales pour les questions techniques et organise le travail des personnels techniques et de service, des ouvriers.

Des interventions auprès de tous les acteurs

C’est en relation avec tous les acteurs de la collectivité qu’il est possible de mener à bien les différentes missions attribuées au stagiaire. Le stagiaire au cœur de tous les processus Le stagiaire au cœur de tous les processus

  • Avec le Chef d’établissement :
    • Définitions des besoins
    • Propositions de solutions
    • Remontées d’évaluations
  • Avec l’Adjointe du Chef d’établissement :
    • Mise en place des processus fonctionnels
    • Gestion des ressources pédagogiques
  • Avec les enseignants
    • Formation aux divers outils mis à disposition
  • Avec les élèves
    • Formation au Brevet Informatique et Internet (B2i)
    • Support technique sur place ou par courriel
  • Avec les familles
    • Mise en place de solutions techniques
    • Amélioration de la communication externe
    • Support technique par courriel
  • Avec la vie scolaire
    • Mise en place des processus de communication interne et externe
    • Utilisation des outils de gestion de vie scolaire
    • Formation aux divers outils mis à disposition
  • Avec le Centre de Documentation et d’Information (CDI)
    • Informatisation du fond documentaire et du prêt
    • Mise en place d’un serveur de flux vidéo
  • Avec les services médico-scolaires & d’orientation
    • Synchronisation des informations sur les élèves
    • Exploitation des dossiers scolaires numériques
  • Avec la restauration
    • Remontée en temps réel du nombre de repas en fonction des absences
  • Avec l’intendance
    • Politique de réduction des coûts
    • Définition des marchés
    • Rédaction des appels d’offres
    • Informatisation du prêt des manuels scolaires
    • Acquisition et renouvellement d’équipements
  • Avec le secrétariat
    • Coordination des processus fonctionnels
    • Centralisation des informations

< Introduction - Sommaire - 2- Malgré une forte demande, l’éducation reste pauvre en TIC >

Notes

[1] Initialement établi par le décret n°85-924 du 30 août 1985

[2] Article R421-8 du code de l’Éducation

[3] Article R421-9 du Code de l’éducation

[4] Article R421-10