Mémoire de fin d’études

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2- Malgré une forte demande, l’éducation reste pauvre en TIC

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Plusieurs domaines ont été à prendre en compte en arrivant au collège Émile Zola. Les champs d’action variés demandent entre autres du matériel adapté.

Du matériel disparate et mal utilisé

Tout d’abord, malgré du matériel de bonne qualité dans le VDI (Vidéos – Données – Images), le peu d’équipement de l’établissement s’avère disparate et parfois très ancien. Le matériel en panne depuis plusieurs mois attend que quelqu’un le répare, le matériel neuf qu’on l’installe.

Le réseau physique est pourtant correct, avec un câble de catégories 5 ou 5e et se trouve réparti de manière logique par rapport aux activités exercées. Le collège Émile Zola est composé de plusieurs bâtiments :

  • Le bâtiment administratif
  • Le bâtiment pédagogique
  • Le bâtiment de technologie
  • La demi-pension
  • Les préfabriqués

Tous les bâtiments sont reliés aux réseaux informatique et téléphonique de l’établissement, hormis les préfabriqués voués à disparaître. L’ensemble des bâtiments a connu plusieurs phases de restructuration depuis les dix dernières années. La reconstruction du bâtiment de technologie, récemment démoli, sera la dernière phase de cette restructuration. Les différentes étapes de cette dernière, les différents maîtres d’œuvres, des objectifs pédagogiques qui évoluent, sont autant de raisons qui permettent d’expliquer la disparité de l’équipement. Ainsi, avant mon arrivée, certaines salles ou bureaux n’étaient pas « brassés » pour accéder au réseau du collège, ou n’avaient que le téléphone. Ils étaient pourtant équipés de prises RJ11 et RJ45 murales.

L’établissement ne possède pas de matériel numérique interactif. Seuls des vidéoprojecteurs sont ponctuellement utilisés par les professeurs. Leur usage est en effet compliqué puisqu’ils sont sur des chariots mobiles avec un ordinateur. L’encombrement des salles rend leur déplacement difficile et les branchements sont une perte de temps.

Les solutions pédagogiques répondant aux besoins

Avoir du matériel est une chose, pouvoir l’utiliser avec des logiciels appropriés en est une autre. Le Rectorat, à travers le Centre Académique aux Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Éducation (CATICE), propose quelques applications intégrées à plusieurs Espaces Numériques de Travail (ENT). Dans le contexte politique et financier actuel, la réduction de postes et la privatisation des services de l’État empêchent une exploitation de qualité de ces applications. De même, leur maintenance par le Centre Relais Informatique Académique (CRIA) se trouve inefficace, ne permettant pas une utilisation aisée des matériels mis à disposition.

De ce fait, aucun logiciel ne permet la gestion des dossiers des élèves, leurs absences et retards, leurs notes ou encore leurs cahiers de textes. Quelques outils peuvent néanmoins se cumuler pour obtenir une partie de ces fonctionnalités. Pour remédier à cette défaillance, les utilisateurs reprennent la gestion papier, ou au mieux des feuilles de calculs informatisées, réparties sur les différents postes du collège, sans transmission des informations d’un ordinateur à l’autre.

Le Centre de Documentation et d’Information (CDI) n’est pas équipé lui non plus. Un logiciel sous Microsoft® Windows® 98 permettait de gérer une partie du fonds documentaire. Cependant, l’ordinateur concerné ne démarre plus mais est conservé afin de pouvoir remettre en place cette solution, voire de l’améliorer ultérieurement.

La formation des utilisateurs

Malgré le Plan Académique de Formation (PAF) pour les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation, les utilisateurs sont pour la plupart dans l’incapacité d’utiliser les outils mis à leur disposition.

Malgré les nombreuses demandes, aucune formation interne n’est organisée. Le personnel enseignant n’optimise pas toutes les ressources qu’il peut trouver dans l’établissement.

En revanche, les élèves, dans le cadre du Brevet Informatique et Internet (B2i), sont formés afin de valider les compétences du socle commun. La validation de ces compétences est d’ailleurs réalisée sur un autre outil de l’ENT proposé par le Rectorat de Bordeaux. Seuls quelques professeurs ont les connaissances nécessaires pour évaluer les élèves dans ce domaine.

Les établissements disposaient de personnes « ressources » : un professeur maintenait opérationnel le réseau pédagogique de l’établissement et dispensait la formation aux utilisateurs. Le collège Émile Zola a abandonné cette initiative. Seul un professeur de technologie assurait le bon fonctionnement des ordinateurs des salles spécifiques (technologique et informatique).

Un besoin de communication

Une des volontés de l’État est de moderniser et de décloisonner le service public en offrant des services de proximité ainsi qu’une meilleure communication.

Cependant, un audit de 2009 sur la communication interne et externe à l’établissement, réalisé par des chargés de mission de l’Inspection Académique, montre plusieurs points noirs. On peut notamment relever l’absence de processus définis au sein de l’établissement pour gérer les différentes situations. Les informations circulent mal entre les différents services, ce qui crée des tensions inutiles.

Le site Internet de l’établissement n’est plus maintenu depuis plusieurs mois et les parents ne peuvent obtenir les dernières informations que par le carnet de correspondance, plus ou moins bien renseigné par l’élève. Sauf pour les cas les plus importants, les parents ne sont informés de la situation scolaire de leurs enfants qu’à la fin de chaque trimestre et sont parfois étonnés des décisions d’orientation prises en fin d’année.

La problématique

Le projet d’établissement de 2005 à 2010 avait plusieurs objectifs dont certains peuvent être partiellement atteints grâce à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Éducation (TICE) :

  • Prendre en charge les élèves en difficulté.
  • Rendre l’élève autonome et responsable.
  • Améliorer la communication au sein de la communauté éducative du collège ; tendre vers l’interactivité.
Rendu obligatoire par la loi d’orientation du 10 juillet 1989, le projet d’établissement définit, au niveau de l’EPLE, les modalités particulières de mise en œuvre des objectifs et des programmes nationaux, ainsi que du projet académique.
Inscrit dans le cadre de l’autonomie des EPLE, le projet d’établissement fixe la politique éducative de l’établissement. Le conseil pédagogique est l’instance privilégiée de cette démarche.
Il sert à exprimer la volonté collective d’une communauté particulière et à assurer la cohérence de ses actions avec ses valeurs.
Le projet d’établissement défini par l’École Supérieure de l’Éducation Nationale (ESEN)
Tous ces outils doivent permettre l’amélioration de la scolarité des élèves, sans pour autant pénaliser ceux qui n’ont pas d’ordinateur à leur domicile : on parlera alors de « Fracture numérique » et « d’Égalité des chances vis-à-vis du numérique ».

Le « Rapport annuel sur le fonctionnement pédagogique de l’établissement et ses conditions matérielles de fonctionnement de l’année scolaire 2009/2010 », qui doit répondre au projet d’établissement, fixe comme objectifs prioritaires pour l’année scolaire suivante :
  • D’assurer un suivi plus précis des élèves ayant des besoins particuliers ou différents par des Projets Personnalisés de Scolarisation (PPS), Projets d’Accueil Individualisés (PAI) et Programmes Personnalisés de Réussite Éducative (PPRE).
  • D’acquérir et améliorer l’utilisation des nouveaux moyens d’enseigner : tableaux numériques, vidéoprojecteurs, utilisation numérique du CDI.
  • D’améliorer la communication aux familles des résultats scolaires de leurs enfants, via Internet.
  • D’augmenter la formation interne et externe des professeurs pour le B2i, l’ASSR et les nouvelles technologies ainsi que la mise en place de l’évaluation des livrets de compétences.

Il s’est donc avéré nécessaire de mettre en œuvre plusieurs solutions pour répondre aux finalités du projet d’établissement. Mais la problématique concerne aussi divers points comme l’impact des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sur l’Éducation et sur la formation, en particulier des collégiens, ou la manière de familiariser les élèves avec les usages des TICE et d’encourager l’innovation.

Tous ces outils doivent permettre l’amélioration de la scolarité des élèves, sans pour autant pénaliser ceux qui n’ont pas d’ordinateur à leur domicile : on parlera alors de « Fracture numérique » et « d’Égalité des chances vis-à-vis du numérique ».

Dans tous les cas, il est important de s’approcher au maximum du référentiel Services Intranet/Internet d’Établissements scolaires et d’Écoles (S2i2e) mis en place par le ministère de l’Éducation nationale ; celui-ci permet d’organiser en commun les réseaux et services numériques des établissements. La note de cadrage émise par la Sous-direction des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Éducation (SDTICE) recouvre douze services :

  • Service d’authentification
  • Service d’annuaire
  • Service de sécurisation et d’accès au réseau
  • Service de stockage utilisateur
  • Service de communication asynchrone (messagerie, forums…)
  • Service de communication temps réel
  • Service de publication
  • Service de recherche documentaire
  • Service de sauvegarde
  • Service de régénération et de configuration de stations
  • Service de gestion des journaux
  • Service de supervision et d’exploitation de l’infrastructure

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